La demeure familiale


 
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 l'herbier et leur fonction

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Ellebasi
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MessageSujet: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 20:41

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L'Herbier

L’Herbier de l’Hospice de Cheny tente à présenter les plantes préférées de Sainte-Hildegarde, mais aussi d’autres espèces les plus utilisées en phytothérapie. Elle utilisait principalement une centaine de plantes dont une vingtaine d’autres sont très toxiques. Parmi toutes ces espèces, il en reste environ une bonne trentaine et sont particulièrement efficaces pour leurs propriétés médicinales.


Les plantes de Sainte-Hildegarde

Angélique - Angelica archangelica
Anis - Pimpinella anisum
Buis - Borago officinalis
Camomille - Chamaemelum nobile, Anthemis nobilis
Céleri - Apium graveolens
Lavande - Lavandula officinalis
Marjolaine - Origanum majorana, Majorana hortensis
Menthe verte - Mentha spicata
Partenelle - Tanacetum parthenium
Pavot blanc - Papaver somniferum Plante Toxique !
Romarin - Rosmarinus officinalis
Saule blanc - Salix alba
Sureau noir - Sambucus nigra
Tilleul - Tilia platyphyllos
Thym - Thymus vulgaris



Les plantes

Absinthe - Artemisiae absinthium Plante Toxique !
Ail - Allium sativum
Angélique - Angelica archangelica
Anis - Pimpinella anisum
Argousier - Hippophae rhamnoides
Arnica - Arnica montana Plante Toxique !
Aubépine - Crataegus laevigata
Bardane - Arctium lappa
Basilic - Ocimum basilicum
Belladone - Atropa belladonna Plante Toxique !
Bourrache - Borago officinalis
Buis - Buxus sempervirens Plante Toxique !
Camomille - Chamaemelum nobile, Anthemis nobilis
Cannelle - Cynnamomum verum, zeylanicum
Cassis - Ribes nigrum
Céleri - Apium graveolens
Centaurée - Centaurium erythraea
Cerfeuil - Anthriscus cerefolium
Cimicifuga - Cimicifuga racemosa
Consoude - Symphytum officinale
Fenouil - Foeniculum vulgare
Fragon - Ruscus aculeatus
Galanga - Alpinia officinarum
Gattilier - Vitex agnus castus
Gentiane - Gentiana lutea
Géranium Robert - Géranium Robertianum
Gingembre - Zingiber officinale
Lavande - Lavandula officinalis
Marjolaine - Origanum majorana, Majorana hortensis
Menthe verte - Mentha spicata
Partenelle - Tanacetum parthenium
Pavot blanc - Papaver somniferum Plante Toxique !
Romarin - Rosmarinus officinalis
Saule blanc - Salix alba
Sureau noir - Sambucus nigra
Tilleul - Tilia platyphyllos
Thym - Thymus vulgaris



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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 20:50

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    Pavot blanc
    Papaver somniferum


    Plante toxique !

    Autres noms : Pavot officinal, Pavot somnifère, Pavot des jardins, Œillette
    Complexion : Froide et sèche au deuxième degré
    Propriétés : Narcotique, Sédative, Calmante, Analgésique, Antispasmodique, Béchique
    Indications : Toux, Maux de tête, Diarrhée

    Code : aucun
    Prix : entre 0,05 et 12.95 écus
    Soins : Aucun mais nécessaire pour une consultation médicale poussée

    Étymologie : Le pavot blanc vient du celtique papa (« bouillie »). Probablement venant du fait qu'autrefois l'on ajoutait du suc de pavot à la bouillie des enfants pour endormir.

    Histoire : Le pavot blanc est connu depuis des milliers d’années. Les tablettes des Sumériens le qualifient de fleur de la joie. Il était largement utilisé aussi dans l'ancienne Égypte, notamment par les Pharaons, non seulement à des fins thérapeutiques mais également pour ses propriétés psychotropes. Les Romains et les Gaulois en utilisaient les graines pour fabriquer l’huile d’œillette. La première description médicale du jus de pavot, qu'il appelait du mot grec opium (« jus ») et en latin (« suc de pavot ») fut établie par Théophraste, philosophe, botaniste et médecin grec du IIIème siècle avant J.-C., disciple d'Aristote. Au Ier siècle de notre ère, Dioscoride le recommandait en infusion pour calmer la douleur et provoquer le sommeil. Il en crée d’ailleurs le diacode, le sirop d’opium. Hippocrate utilise le jus de pavot appelé opos mekénos, ancêtre de l'élixir parégorique pour traiter l'hystérie. C’est le principal constituant de la thériaque inventée par Galien. Un peu plus tard, Pline l'Ancien signalait ses propriétés contre la douleur et contre les diarrhées. L'opium a une large place dans la pharmacopée arabe. Ils le prescrivaient souvent contre les diarrhées et l’utilisaient tant pour ses propriétés thérapeutiques que pour le plaisir. Les médecins arabes tels qu’Avicenne utilisaient le pavot blanc pour son pouvoir anesthésique. Les chirurgiens tels que Roger de Parme, Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville et Guy de Chauliac en utilisaient l’opium du latex et le suc des capsules. Ils l’utilisaient comme adoucissant et laxatif en usage interne et émollient en applications externes. Toujours vers cette époque, le pavot blanc faisait partie des herbes des vierges prescrites par les matrones pour avorter discrètement et sauver les apparences.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Sa graine, si on en mange, apporte le sommeil et apaise les démangeaisons, débarrasse des poux et des lentes. On peut les prendre gonflées dans de l'eau, mais elles sont meilleures et plus efficaces crues que cuites. L'huile qu'on en tire ne nourrit ni ne fortifie l'homme, et ne lui donne ni la santé ni aucune maladie. Cette huile est froide, tandis que la graine est chaude. »

    Description : Le pavot blanc est une plante annuelle de 1 mètre de haut, à tige épaisse, rigide, dressée, glabre ou un peu hérissée. Les feuilles nombreuses, alternes, vert mat, sont grossièrement dentées et ondulées, cireuses. Les fleurs sont isolées roses, violettes ou blanches à capsules globulaires et elles fleurissent de juin à août. Le fruit est une grande capsule globuleuse, lisse, laissant échapper de nombreuses graines.

    Culture et récolte : Originaire d'Asie Mineure et du sud-est de l'Europe, le pavot blanc est aujourd'hui cultivé dans les monde entier. Il affectionne les terrains vagues, les friches et les terres cultivées. Il est multiplié par semis de graines. On récolte les capsules en été, avant leur maturité, afin de recueillir et de faire sécher le latex blanc qu'elles contiennent.

    Propriétés médicinales : On utilise principalement le pavot blanc pour ses propriétés sédatives. Le pavot est utilisé contre toutes les douleurs, l'anxiété, les insomnies dues à la douleur, les hémoptysies, les diarrhées, la caquesangue et les affections pulmonaires.

    Précaution d’emploi : C’est une plante dangereuse à manier avec précaution. A forte dose, elle est toxique et engendre assez facilement une dépendance très forte autant d'ordre physique que psychologique. L'opium affecte le corps comme des sédatifs, des analgésiques et des antidépresseurs. Il n'est pas surprenant que l'empoisonnement par les pavots soit marqué par un comportement fantasque, la perte d'appétit, la stupeur et le coma. Des surdoses d'opium ou de ses dérivés causent la mort par insuffisance respiratoire. Les graines du pavot sont toutefois dépourvues d’opium. Elles sont inoffensives et comestibles, mais toutes les autres parties de la plante contiennent des toxines. L'opium est tiré du latex de pavot blanc.

    Usages culinaires : Les graines sont fortement parfumées et utilisée en cuisine. Elles s'emploient dans les pains, les gâteaux et les biscuits. Ses jeunes feuilles font de très bonnes salades.


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Dernière édition par Ellebasi le Lun 15 Juil - 21:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:00

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    Marjolaine
    Origanum majorana - Majorana hortensis



    Autres noms : Grand origan, Marjolaine à coquille, Marjolaine des jardins, Marjolaine d'Orient, Thym de berger
    Complexion : Chaude et sèche
    Propriétés : Digestif, Antispasmodique, Antimigraineux, Antiseptique, Expectorante, Sédatif, Antiasthénique
    Indications : Rhume, Digestion difficile d'origine nerveuse, Aérophagie, Flatulences, Ballonnements, Coliques, Migraines, Nervosité, Anxiété, Insomnie, Asthénie, Rhumatismes, Torticolis, Sciatique

    Code : 0-0-0-1-0
    Prix : entre 0,05 et 5.95 écus
    Soins : Les courbatures

    Étymologie : Le terme « marjolaine » dériverait de l’ancien nom latin de la plante, « amaracum », lui-même emprunté au grec « amarakos ». Le terme « origan » dérive du latin « origanum », qui l’a lui-même emprunté au grec « origanon », qui signifie « aime la montagne », à cause de la prédilection de la plante pour les régions montagneuses de la Méditerranée.

    Histoire : Cette cousine de l’origan, qui appartient au même genre botanique, est originaire d’Orient et répandue actuellement dans toutes les régions méditerranéennes, était déjà cultivée en Egypte depuis de nombreux siècles. Les égyptiens s’en servaient pour embaumer leurs morts, et pour cause, elle permet une bonne conservation des corps contre la putréfaction, mais aussi comme calmant. Une légende affirme que la marjolaine a été créée par Vénus afin que celle-ci lui serve à soigner la blessure qu’une des flèches de Cupidon lui a faite. A partir de cette légende, la marjolaine est devenue le symbole des amoureux, du bonheur, du bien-être et de la joie. La marjolaine est aussi souvent associée à Aphrodite et entre dans de nombreuses manifestations amoureuses. La légende populaire veut qu’un simple bouquet de marjolaine ou d’origan suffisait comme dot et qu'à chaque 1er mai, des bouquets ornaient les fenêtres des jolies jeunes filles. Les Grecs plantaient aussi de la marjolaine sur la tombe de leurs chers disparus afin de leur procurer la paix de l'esprit. Les praticiens grecs l’appréciaient pour ses vertus toniques, apéritives et fortifiantes, autant que pour aider à soulager les douleurs rhumatismales. Un onguent était préparé à partir de marjolaine et d'un fébrifuge, auquel était ajouté du thym, de la sauge, du basilic et du miel. Pline l’Ancien recommandait l’usage de la marjolaine contre les problèmes digestifs. Très utilisée au Moyen-Age, elle est citée dans le livre des simples traduit de versions arabes. Elle entrait dans la catégorie des simples chaudes et domestiques. La plante était utilisée pour provoquer le flux menstruel, comme pectoral, expectorant et sédatif de la toux, particulièrement lorsqu’elle était utilisée avec du thym. Guillaume de Salicet employait la marjolaine comme vulnéraire externe. Elle parfumait également la cervoise avant l'emploi du houblon.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Si on souffre de la fièvre quotidienne, réduire en poudre de l'origan, un peu de camphre et de la potentille, un peu plus que des deux autres. Au moment de l'accès de fièvre, mettre cette poudre dans du vin chaud, boire et se mettre au lit; on sera ainsi guéri. »

    Description : La marjolaine est une plante vivace à racine fibreuse. La tige, de 30 à 50 cm, est ferme, dressée, rameuse, elle forme une touffe. Les feuilles, opposées, sont petites, ovales, cotonneuses, blanchâtres. Les fleurs, qui apparaissent en juillet-août, sont très petites, blanchâtres ou rosées, disposées en épis courts et arrondis, l'ensemble forme une panicule terminale. Le fruit est lisse et globuleux.

    Culture et récolte : Inconnue à l'état spontané, la marjolaine est cultivée dans les régions chaudes de la Méditerranée, jusqu'à 2 000 mètres d'altitude. On la multiplie par les graines, les drageons, les boutures, ou par éclat des pieds. Récoltez les plantes en pleine floraison, réunissez-les en bouquets, suspendez-les. Après séchage complet, détachez les feuilles.

    Propriétés médicinales : La marjolaine combat les difficultés digestives d’origine nerveuse et possède des vertus antispasmodiques. Elle est utile contre l’aérophagie, les flatulences, les ballonnements et les coliques. On l’emploie également en cas de migraine et contre les tics du visage. La marjolaine est un excellent antiseptique général, tant interne qu’externe. Elle a aussi un effet rééquilibrant du système nerveux : apaisante et sédative, elle diminue la nervosité, l’anxiété, et permet de mieux dormir en combattant l’insomnie. L'infusion de marjolaine est sédative, antispasmodique. Son huile essentielle est préconisée contre l’asthénie (faiblesse). En usage externe, (cataplasme, alcoolat vulnéraire, huile), la marjolaine calme les douleurs, lutte contre les douleurs rhumatismales, le torticolis et la sciatique.

    Précaution d’emploi : Des risques de somnolence peuvent se manifester chez les personnes ayant consommé de la marjolaine en quantité trop importante.

    Usages culinaires : Les feuilles fraîches, mais également séchées, peuvent être utilisées pour parfumer les rôtis d'agneau, de mouton, de bœuf et de porc ainsi que les poissons et la volaille. La marjolaine s'utilise aussi avec les gibiers, la viande hachée, les terrines, les gratins, ainsi que les ragoûts et les sauces.



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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:02

Citation :
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    Partenelle
    Tanacetum parthenium



    Autres noms : Grande camomille, Bouton d'argent
    Complexion : Chaude et sèche
    Propriétés : Analgésique, Fébrifuge, Antirhumatismale, Anti-inflammatoire, Antispasmodique, Carminative, Emménagogue
    Indications : Règles douloureuses, Migraines, Fièvre, Rhumatismes

    Code : 0-0-0-0-1
    Prix : entre 0,05 et 5.95 écus
    Soins : Les maux de tête

    Histoire : La partenelle plus connue sous le nom de grande camomille est originaire d'Asie Mineure. Sous l’Antiquité, les Grecs l'utilisaient pour combattre l'asthme et les états dépressifs, alors que pour les Arabes, elle était diurétique et favorisait l'apparition des règles. Son nom anglais Feverfew serait une déformation de featherfoil, une allusion à la forme de la feuille qui rappelle celle d'une plume. Au Moyen-Age, on lui reconnaît des propriétés sédatives, apéritives, digestives, anti-inflammatoires, antispasmodiques, emménagogues, carminatives et toniques. Traditionnellement, on l'utilisait surtout contre les maux de tête, l'aménorrhée (l'absence de menstruations) et les douleurs rhumatismales. Les autres usages traditionnels répertoriés comprennent l’arthrite, l’asthme, les douleurs menstruelles, les maux d’estomac, les maux de dents et les piqûres d’insectes. Sainte-Hildegarde atteste que les tisanes de grande camomille sont utilisées pour les troubles digestifs, les coliques nerveuses, les flatulences, l’aérophagie, les règles douloureuses, les rhumatismes et, bien sûr, les migraines.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Si on souffre de coliques, on prendra de la grande camomille qu'on pilera pour en exprimer le suc, puis on lui ajoutera un peu de beurre de vache : avec cela, on se frottera là où on souffre, et on sera guéri, car la chaleur et la force de la camomille, unie à la chaleur et à la force du beurre, met cette douleur en déroute et l'apaise. » et « Un homme qui souffre de douleurs lancinantes doit prendre de la grande camomille, bien l'écraser pour en tirer le jus et y ajouter un peu de beurre de vache. Qu'il s'en enduise là où il a mal et il sera guéri. Il arrive aussi assez souvent que l'acide biliaire prenne le dessus chez l'homme et se répande dans tout son corps L'homme souffre alors de douleurs lancinantes jusqu'à ce que ces débordements se calment. »

    Description : La partenelle est une herbe vivace de 30 cm de haut. Elle a des tiges couchées puis redressées, d'un vert blanchâtre. Elle porte des feuilles au bord crénelé, vert-jaune, très aromatiques, et des capitules terminaux composés, au centre, de fleurs tubuleuses jaunes et, en périphérie, de fleurs ligulées blanches. Ces capitules sont réunis en corymbes. Le fruit est un akène.

    Culture et récolte : Originaire du sud-est de l'Europe, elle est cultivée par semis ou bouturages, sur des sols ensoleillés et bien drainés. Coupez les parties aériennes au début de la floraison, puis mettez-les à sécher à l'abri duc soleil et de l'humidité pour éviter que les capitules ne brunissent et ne perdent ainsi une partie de leurs principes actifs. Ramassez les feuilles à tout moment.

    Propriétés médicinales : La partenelle s'utilise depuis des siècles pour traiter la fièvre, les maux de tête, les maux d'estomac, les maux de dents, les piqûres d'insectes, l'infertilité, les douleurs et problèmes de menstruation, et pour aider le travail au cours de l'accouchement. Elle est aussi utilisée pour soulager l'arthrite rhumatoïde, le psoriasis, les allergies, l'asthme, les acouphènes, les étourdissements, les nausées et les vomissements. Un traitement sur trois mois permet de diminuer très nettement à la fois la fréquence et l'intensité des migraines et soulage les personnes souffrant de cette affection.

    Précaution d’emploi : Il est également recommandé de ne pas poursuivre un traitement plus de 4 mois pour éviter des réactions allergiques. La plante est déconseillée sans avis médical. Les effets secondaires comprennent les aphtes, le gonflement et l'irritation des lèvres et de la langue et la perte du goût. Parmi les effets secondaires moins communs, on peut mentionner les nausées, les problèmes digestifs et les ballonnements. Les personnes qui emploient la partenelle pendant longtemps, puis cessent d'en prendre, peuvent avoir des maux de tête, de la nervosité, des troubles du sommeil, une raideur musculaire et des douleurs articulaires. Certaines personnes peuvent avoir une réaction allergique à la partenelle. La plante étant traditionnellement réputée pour son efficacité à déclencher les menstruations, on conseille aux femmes enceintes de l'éviter. Elle pourrait déclencher des contractions utérines qui augmenteraient le risque de fausse couche et d'accouchement prématuré.

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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:04

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    Tilleul
    Tilia platyphyllos



    Autres noms : Tilleul sauvage, Tilleul des bois, Tilleul d'hiver, Tilleul à petites feuilles, Tilleul mâle, Tillet
    Complexion : Chaude et sèche
    Propriétés : Digestive, Antispasmodique, Calmante, Émolliente
    Indications : Ballonnements, Troubles mineurs du sommeil, Spasmes nerveux, Migraines bénignes

    Code : 1-0-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 5,95 écus
    Soins : La fièvre

    Étymologie : Le sens du nom générique latin, Tilia, reste obscur, mais on sait toutefois que, dès le XIIIe siècle, le mot « teille », qui en est dérivé, désignait spécifiquement l'écorce de cet arbre, que l'on utilisait pour fabriquer des cordes et des nattes. Par la suite, « teille » en est venu à désigner l'écorce de diverses autres plantes textiles, dont le chanvre, « teillage », l'opération qui consistait à séparer les parties ligneuses de la fibre, « teilleur », l'ouvrier qui se consacrait à cette tâche, et « teilleuse », la machine à teiller. Tout un petit vocabulaire technique est donc né autour de la précieuse écorce de ce non moins précieux arbre. En grec, il porte le nom de Philyra, en hommage à la mère du centaure Chiron, dont on assure que les pouvoirs ont toujours été bénéfiques aux êtres humains.

    Histoire : Le tilleul est considéré comme un symbole d'amitié et de fidélité. Révéré à travers les âges, chanté et glorifié dans les poèmes, il appartient aux plus anciens folklores européens. Dans certaines traditions, on dit qu'il représente à la fois les vertus masculines de la force et du pouvoir, et les vertus féminines de la réceptivité et de la contemplation. Dédié à Vénus, le tilleul est utilisé depuis toujours en médecine. Pline mentionne les heureux effets du vinaigre d'écorce sur les vices de la peau. Sainte Hildegarde conjurait les pestilences au moyen d'un anneau décoré d'une pierre verte sous laquelle se trouvait une parcelle de tilleul entourée d'une toile d'araignée et de nombreux traités vantent son action sur l'épilepsie (certains affirment même que l'ombre de l'arbre suffit à la guérir!), la paralysie, les vertiges et les œdèmes. Son importance était telle qu'une ordonnance royale prescrivait de planter les routes de tilleuls et d'en réserver la récolte pour l'usage des hôpitaux. En Saint-Empire Germanique, cet arbre est plus populaire que les chênes : c'est au-dessous d'un tilleul que les Germains se rassemblaient pour rendre la justice. Dans les villages, le tilleul servait de point de ralliement pour les assemblées et sur certains des plus vieux on aménageait une petite piste de danse. Dans l'ouest du Saint-Empire Germanique plus de 850 noms de localités évoquent le tilleul. Le bois était utilisé pour la sculpture car il se travaille facilement.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Le tilleul a une grande chaleur et celle-ci se trouve toute dans ses racines avant de monter dans ses branches et ses feuilles ; il est image de la fragilité. » et « En été, quand tu vas te coucher, mets des feuilles fraîches de tilleul sur tes yeux et ton visage: cela éclaircit et purifie les yeux. » A propos de l'aubier de tilleul « Sa force est souveraine contre tous les fléaux les plus graves qui menacent l'homme et elle les repousse, comme un barrage empêche les eaux d'inondation d'aller où elles ne doivent pas, et cela, même si les attaques de ces fléaux ne sont pas violentes. »

    Description : Le tilleul est un grand arbre à racine traçante. La tige, ou plutôt le tronc, de 15 à 20 mètres, cylindrique, droit, régulier, est recouvert d'une écorce grisâtre, rugueuse, épaisse, lisse au sommet, qui se divise en branches rougeâtres. Les feuilles, alternes, pétiolées, arrondies, sont en forme de cœur. Les fleurs, jaune blanchâtre, sont groupées en corymbe dont le pédoncule est soudé avec une bractée membraneuse, ovale, allongée : c'est la fleur de tilleul que nous connaissons bien. Le fruit est globuleux.

    Culture et récolte : Commun en Europe, le tilleul est l'arbre des routes, des places, des parcs, des écoles, il peut vivre plusieurs siècles et se trouve quelquefois jusqu'à 1 600 mètres d'altitude. Sa multiplication s'opère par semis des graines ou, plus rapidement, par boutures. La récolte des fleurs s'effectue avant leur complet épanouissement. L'aubier est récolté juste avant l'hiver.

    Propriétés médicinales : Sédative et légèrement hypnotique, sudorifique, digestive et diurétique, la fleur de tilleul est la panacée des fatigues nerveuses, elle calme, détend, repose, facilite le sommeil sans aucune drogue et sans risque d'accoutumance avec une simple tisane inoffensive et naturelle. Moins connues que l’effet calmant du tilleul, ses vertus contre la grippe sont pourtant incontestables. Favorisant la transpiration, c'est la plante idéale contre le rhume, calme les maux de reins, les douleurs diverses, les courbatures et le mal de tête typiques des refroidissements. On conseille alors deux tasses d’infusion par jour. Cette dernière est aussi un excellent remède chez les enfants contre la grippe, le rhume et la varicelle. Autre remède particulièrement efficace, la décoction d’aubier de tilleul, qui est la seconde écorce de l’arbre. Pour éliminer les calculs rénaux les plus résistants et pour prévenir les récidives de coliques néphrétiques, on fait une décoction concentrée d’aubier de tilleul à boire dans la journée et ceci pendant dix jours de suite. Le goût est détestable mais le remède souverain. Le bain aux fleurs de tilleul est réputé pour soigner la fatigue nerveuse, l'insomnie et l'anxiété. Il ferait des merveilles auprès des enfants irritables ou hyperactifs. On prépare d'abord une infusion avec une demi tasse de fleurs dans un litre d'eau. On filtre et on ajoute l'infusion à l'eau du bain. On recommande de faire tremper l’enfant une quinzaine de minutes dans ce bain avant de le mettre au lit. L’eau de beauté de Tilleul est utilisée comme adoucissant pour le visage, elle élimine les impuretés, les dartres, détend les traits, elle est recommandée en compresses sur les brûlures et les ulcères.

    Précaution d’emploi : Aucune toxicité n'est signalée à ce jour.

    Usages culinaires : La sève et les fleurs sont utilisées par exemple dans des salades salées ou sucrées. Le miel de tilleul possédant des propriétés proches de celles des fleurs, ils est conseillé aux personnes agitées.



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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:07

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    Céleri
    Apium graveolens



    Autres noms : Ache des marais, Ache odorante, Ache puante, Céleri des marais, Céleri sauvage, Eprault, Persil des marais.
    Complexion : Chaud au premier, sec au second
    Propriétés : Carminatif, Diurétique, Digestif, Dépuratif, Apéritif, Antispasmodique
    Indications : Arthrite, Engelures, Asthme, Rhumatismes, Ballonnements

    Code : 0-1-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 5,95 écus
    Soins : La fatigue

    Etymologie : Apium viendrait du celtique apon, « eau », la plante aimant les endroits marécageux; Graveolens de grave, « fortement » et olens, « odorant ». A odeur forte et déplaisante (du latin gravis, fort, et olere, sentir). Apium, en arabe Karafs, en grec Selinon.

    Histoire : A l'époque, Hippocrate recommandait le céleri comme un excellent diurétique, il était considéré comme une plante lunatique stimulant le système nerveux, d'où le nom de sélinon, de Séléné, la Lune que lui avait donné les Grecs. Son usage comme plante médicinale est déjà mentionné dans l'ordonnancement rural de Charlemagne, « Capitulare de Villis ». Le céleri est employé par de nombreux chirurgiens surtout comme résolutif, notamment Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville et Guy de Chauliac. Selon Guillaume de Salicet, le céleri domestique ou sauvage résolvent les apostèmes froids et durs, et aussi les chauds. Si le céleri sauvage est mis pilé en emplâtre sur un membre, il y produit vésication par sa chaleur et acuité. Henri de Mondeville le subdivise en deux espèces, d’abord celui bien connu à cause de son fréquent usage, puis celui qu‘on appelle Persil, Petroselinon, c ‘est -à-dire Persil des Rochers, et qu‘on emploie comme condiment culinaire. Avicenne en a parlé dans le 2ème Canon et en référence 7 espèces. D’après Guy de Chauliac, l’ache est une herbe à maturation et mondification. La réputation d'aphrodisiaque que l'on attribue ici ou ailleurs au céleri est probablement due à son goût piquant. « Le céleri rend vigueur aux vieux maris. » dit-on. Un autre dicton proclame « Si l'homme savait l'effet du céleri, Il en remplirait son courtil ! »

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Si on souffre de paralysie, au point que le visage est tordu par les contractions et que les membres tremblent ; réduire en poudre de la graine de céleri, ajouter un tiers de rue, de la poudre de noix de muscade, un peu moins que de rue, du clou de girofle, un peu moins que de muscade, de la saxifrage, un peu moins que de clou de girofle. Réduire le tout en poudre, prendre de cette poudre, aussi bien à jeun qu'après les repas, et la paralysie disparaîtra, car c'est le meilleur remède contre elle. Et si on est tourmenté par elle et qu'on prend ce remède, celle-ci s'en ira sans faire de mal. »

    Description : Sa tige est haute de 30 à 80 cm, un peu épaisse, striée, rameuse. Ses feuilles sont une ou deux fois ailées, et leurs folioles sont larges, lisses, presque luisantes, incisées, lobées et dentées. La plupart des ombelles sont axillaires et sessiles.

    Culture et récolte : On trouve la plante sauvage dans tous les endroits humides d'Europe, mais elle préfère particulièrement les côtes de la Manche, de l'Atlantique et de la Méditerranée. Poussant spontanément, pour cultiver le céleri, il suffit de faire des semis au printemps en pleine terre. Dès l'apparition de quelques feuilles, on repique en pépinière et en place vers le mois de juin, espacées de 30 à 40 cm. Le terrain doit être humide et bien fumé. La récolte se fait à la fin de la deuxième année, les racines sont fortes, tordues, noueuses, plus ou moins grosses. Elles sont lavées, coupées, quelquefois fendues et séchées dans des endroits chauds. Les tiges et les feuilles sont suspendues en bouquets jusqu'à leur séchage complet dans des locaux secs et aérés.

    Propriétés médicinales : Les feuilles et les racines sont dépuratives, diurétiques, carminatives, stomachiques, toniques, et fortement stimulantes. On l'utilise pour traiter la goutte et les rhumatismes. Les graines sont antiseptique efficace contre la cystite. Elle favorise les expectorations bronchiques. Également : Oligurie, albuminurie, lithiase rénale, bronchite chronique, asthme, toux, arthrite, météorisme, inappétence, angine, rhumatisme, diabète, obésité. Et en usage externe : Plaies, engelures. La plante est également censée être aphrodisiaque.

    Précaution d’emploi : Aucune toxicité n'est signalée à ce jour.

    Usages culinaires : Le jus de céleri à des vertus amaigrissantes. Ses propriétés diurétiques et élimine les mauvaises humeurs de l’organisme. Le jus de cuisson du céleri est un remède bien connu contre les engelures.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:08

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    Lavande
    Lavandula officinalis



    Autres noms : Lavande vraie, Lavande officinale, Lavande fine, Nard d'Italie, Garde-robe
    Complexion : Chaude et sèche
    Propriétés : Calmante, Antispasmodique, Diurétique, Sudorifique, Antiseptique
    Indications : Toux, Grippe, Asthme, Coqueluche, Maux de tête, Angoisse

    Code : 0-0-1-0-0
    Prix : entre 0,05 et 5,95 écus
    Soins : Les troubles respiratoires

    Étymologie : Son nom est dérivé de « lavare », un mot latin qui signifie laver, purifier. Le mot « lavandière » vient du fait qu'on ajoutait de la lavande à l'eau de lessive afin de parfumer les vêtements.

    Histoire : C'est la merveille du Midi en habit bleu. Son parfum suave est un don que le Bon Dieu fit à la Provence. Elle parfume mais aussi désinfecte, cicatrise, calme, stimule, tonifie et régularise, cela depuis des millénaires. Elle était utilisée dans l’Antiquité pour soigner les plaies et brûlures. Les Romains profitaient déjà des qualités aromatiques de la lavande aux thermes et ils en parfumaient leurs vêtements et leurs bains. On en plaçait des sachets dans les coffres et les armoires; on l'utilisait, sous forme d'huile, pour badigeonner le bois des lits afin de chasser les punaises et on l'appliquait sur la tête des enfants pour tuer les poux et leurs lentes. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen-Âge, pour la composition de parfums et de médicaments. Elle était utilisée dans l’eau du bain pour la lessive. Ses pouvoirs désinfectants étaient reconnus contre la tuberculose et on en faisait des fumigations et des emplâtres destinés à combattre la peste. On l'employait, en huile, teinture ou essence, pour panser les plaies des blessés par arme blanche, pour soigner les brûlures, alors que les chasseurs des régions où elle pousse sauvaient la vie de leurs chiens piqués par une vipère en frottant immédiatement la morsure avec une poignée de lavande froissée entre leurs doigts. L'huile essentielle tirée de la lavande est un puissant antiseptique en même temps qu'un remarquable neutralisant du venin, ce qui justifie l'intérêt que lui portait Sainte Hildegarde qui lui a consacré un chapitre entier de son fameux traité de médecine, et l'emploi constant qu'en a fait la médecine populaire. Les chirurgiens médiévaux par contre ne paraissent pas avoir utilisé la lavande.

    Légende : Une légende provençale raconte qu'une fée aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus, prénommée Lavandula aurait vu le jour au milieu des lavandes sauvages de la montagne du Lure. Les années passèrent et l'envie lui vint un jour de s'installer. Ne sachant pas où elle se voyait domiciliée, elle décida de feuilleter son cahier de paysages pour faire un choix éclairé. Son survol s'arrêta brusquement sur la page présentant les terres incultes de la Provence. Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer. En tombant sur le livre, ses larmes de couleur lavande tachèrent la page de bleu. Dans l'espoir de réparer sa maladresse, Lavandula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d'essuyer la page, mais l'effet contraire se produisit. Les gouttelettes se répandirent sur le paysage de la Provence. Désespérée, la fée traça un grand pan de ciel bleu au-dessus du sol taché pour dissimuler son erreur. C'est depuis ce jour que la lavande pousserait allégrement sur les terres de la Provence et que parfois le bleu du ciel s'emmêle si étroitement au bleu de la lavande que l'on dirait des amants éternels.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« La lavande est chaude est sèche et sa chaleur est saine. Si on fait cuire de la lavande avec du vin - ou si l'on n'a pas de vin, de l'eau et du miel - et qu'on en boit souvent, tiède, on apaise les douleurs du foie et du poumon, ainsi que les vapeurs de la poitrine ; on obtient aussi une connaissance pure et un esprit pur. »

    Description : La lavande est un arbrisseau à souche ligneuse, courte, rameuse. Les tiges, de 20 à 50 cm, rameuses dès la base, sont allongées, grêles, blanchâtres. Elles portent des feuilles opposées, lancéolées, linéaires, aiguës, persistantes, velues et blanchâtres dès le plus jeune âge. Les fleurs, visibles en juin-juillet, d'un joli bleu, sont portées par des tiges florifères, plus grands que le touffes, en épi terminal.

    Culture et récolte : D'une vigueur remarquable, la lavande habite les lieux secs, arides, ensoleillées; sans souci du froid, elle peut pousser jusqu'à 1 800 mètres d'altitude. Sa multiplication s'effectue par semis des graines au printemps ou à l'automne, ou par éclat des pieds à la même saison. Récoltez les fleurs au tout début de leur maturité en juin-juillet. Coupez les tiges florifères, faites-les sécher dans des endroits secs et aérés ; après quelques jours, battez les tiges pour en détacher les fleurs.

    Propriétés médicinales : La lavande est connue pour son parfum et ses propriétés apaisantes et antiseptiques. La Lavande est calmante et antispasmodique, utile pour calmer les toux quinteuses de la grippe, la coqueluche, l'asthme, elle favorise le sommeil, apaise les migraines, les maux de tête, les vertiges. Diurétique et sudorifique, elle soulage les rhumatismes. Les tisanes sont apaisantes et digestives. On fait infuser une petite cuillérée de fleurs séchées dans une tasse d’eau chaude pendant dix minutes. On dit aussi qu’un sachet de fleurs de lavande placé dans l’oreiller calme les migraines et facilite le sommeil.

    Précaution d’emploi : Il est préférable de ne pas administrer la plante chez la femme enceinte ou celle qui allaite.

    Usages culinaires : Les feuilles fraîches ou séchées peuvent être utilisées pour parfumer les sauces, les potages, le poisson, la viande hachée et les ragoûts.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:10

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    Anis
    Pimpinella anisum



    Autres noms : Anis vert, Pimpinelle, Boucage, Petit anis, Anis d'Europe
    Complexion : Chaude au troisième et sèche au deuxième
    Propriétés : Carminative, Antispasmodique, Stimulant, Galactogène, Stomachique, Expectorante, Antiseptique
    Indications : Aérophagie, Migraines, Règles douloureuses, Insuffisance lactée, Indigestion, Coliques, Bronchite, Asthme

    Code : 0-0-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 5,95 écus
    Soins : Les troubles digestifs

    Étymologie : L'Anis, qu'il ne faut confondre ni avec l'Aneth, ni avec l’Anis étoilé, est la « Pimpinella », nom datant du VII° siècle, qui désignait également la Pimprenelle. « Anisum » vient du nom latin, grec et arabe de la plante.

    Histoire : Natif du bassin méditerranéen, elle est cultivée dans toutes les régions chaudes notamment en Egypte et au Moyen-Orient depuis l’Antiquité. Pythagore attribuait à l’anis vert des vertus surnaturelles, tandis qu’Hippocrate le recommandait contre la toux et les aigreurs d’estomac. La plante a longtemps été considérée à tort comme aphrodisiaque. Pour vaincre les cauchemars et retrouver un sommeil heureux, pendant très longtemps en Angleterre, on glissait dans les oreillers des insomniaques trois grosses poignées de graines d'anis. Au Moyen-Âge quelques chirurgiens emploient en usage externe les semences d’Anis. Théodoric, Guillaume de Salicet l’utilise comme vulnéraire et Guy de Chauliac l’utilise comme résolutif. Guillaume de Salicet préconise qu’en fomentation ou cataplasme dans les plaies et apostèmes, il les résout. Il résout l’enflure et tumeur pour cause froide. Il convient aux extrémités des membres. Enfin, l'anis éloignerait les pucerons, les vers ou chenilles.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Celui qui souffre de nausées prendra du cumin, un tiers de poivre et un quart d'anis vert ; qu'il réduise le tout en poudre, prenne de la bonne farine de seigle et mettre la poudre dans la farine ; avec du jaune d'œuf et un peu d'eau, il fera des petits gâteaux qu'il fera cuire au feu ou sous la cendre chaude, et qu'il mangera après avoir placé dessus la poudre susdite. En effet, quand le froid du cumin, celui de l'anis vert et celui du jaune d'œuf sont modérés par la chaleur du poivre et celle de la farine de seigle, sont mêlés à la douceur de l'eau et son cuits à la douce chaleur du feu, comme on l'a dit, ils apaisent les humeurs trop chaudes et trop froides qui causent les nausées. »

    Description : L'anis est une plante annuelle à racine fusiforme, un peu ramifiée et blanchâtre. La tige, 40 cm en moyenne, est dressée, cylindrique, rameuse, porteuse de feuilles alternes, un peu charnues, d'un beau vert, divisées, dentées et pointues. Les fleurs blanches et petites, visibles en juillet, sont disposées en ombrelles. Elles donnent des fruits ovales, striés, d'un gris-vert blanchâtre.

    Culture et récolte : Originaire de la région méditerranéenne, elle est cultivée en Egypte, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L'anis aime les endroits secs et découverts. Préférer une terre légère, ensoleillée. Ensemencer au printemps en sillon ou à la volée, en recouvrant très peu le semis, et passer le rouleau éventuellement. Éclaircir les plants au bout d'un certain temps, butter ce que vous voulez garder. La récolte des fruits se fait à leur maturité en août. On coupe ou on arrache la plante, le grain est ensuite séparé par battage.

    Propriétés médicinales : L’anis vert est reconnu pour ses vertus antispasmodiques et carminatives. Il est efficace dans le traitement de troubles digestifs divers tels que ballonnements, éructations, flatulences. L’anis vert est aussi réputé pour faciliter l’expectoration en cas de toux. Enfin, il favorise la montée de lait chez les femmes qui viennent d’accoucher.

    Précaution d’emploi : La plante est déconseillée aux personnes présentant une allergie à l’anis. L'huile essentielle ne doit être utilisée que sous contrôle médical car elle comporte de nombreuses contre-indications, notamment pour les femmes enceintes. Déconseillée chez les enfants de moins de 12 ans.

    Usages culinaires : L'anis pour agrémenter de nombreux plats salés et sucrés d'Asie et d'Europe. Les feuilles fraîches finement hachées servent à aromatiser certains plats tels que crudités, salades, potages, ... Les graines sont utilisées en pâtisserie et en confiserie. Enfin, elles entrent également dans la composition de liqueurs et boissons anisées.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:13

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    Romarin
    Rosmarinus officinalis



    Autres noms : Rose marine, Encensier, Herbe aux couronnes, Romarin des troubadours
    Complexion : Chaude et sèche
    Propriétés : Antiseptique, Diurétique, Stimulante, Apéritive, Tonique, Digestive
    Indications : Digestion difficile, Rhumatismes, Constipation, Surmenage

    Code : 0-1-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 10,95 écus
    Soins : La fatigue et les troubles digestifs

    Étymologie : Le nom « romarin » aurait deux origines probables. Il se peut qu’il vienne du latin « rhus marinus » signifiant « sumac de mer », en rapport avec sa région d’origine, le bassin méditerranéen. Ou alors, le nom voudrait signifier « Rose de Marie », on en retrouve la trace chez les anglophones sous le terme de « Rosemary ».

    Histoire : Une herbe de santé par excellence, capable également de provoquer l'affection. Le romarin fait l’objet de très nombreuses mentions historiques et légendaires. C’est une plante qui a jouit d’une très bonne réputation. Les anciens lui vouaient une grande vénération et en faisaient une plante sacrée et magique.. On s'en servait généreusement dans toutes les fêtes, qu'il s'agisse de cérémonies nuptiales, funéraires ou de célébrations profanes. Les mariées portaient des couronnes de romarin, symboles d’amour et de fidélité, tandis que les invités recevaient des branches enjolivées de rubans de soie multicolores. On mettait aussi des brins de romarin sous les oreillers pour chasser les mauvais esprits et les cauchemars. Les Égyptiens plaçaient des rameaux de romarin dans la tombe des pharaons afin de fortifier leur âme. Pour les Romains, il était une herbe sacrée qui portait bonheur aux vivants et assurait aux morts un séjour paisible dans l'au-delà. Ils en tressaient donc des couronnes qu'ils coiffaient pour certaines fêtes (les mariages, en particulier) et qu'ils déposaient sur les tombeaux en guise de protection. Ils en faisaient brûler aussi dans les cérémonies religieuses en guise d'encens. Chez les grecs, le romarin est un symbole du souvenir et de l’amitié. Les lettrés grecs s'en confectionnaient des couronnes, qu'ils portaient durant les examens pour stimuler leur mémoire et ainsi améliorer leur potentiel intellectuel. Dioscoride et Téophraste le conseillaient comme remède aux affections de l’estomac et du foie, Galien comme remède contre la jaunisse et les troubles de la vision. Au Moyen-âge, durant les épidémies de peste, le romarin était très populaire : on en faisait brûler des rameaux pour purifier l’air. Ils pensaient que l’air ambiant était une des causes de l’épidémie. Ils portaient aussi des sachets de romarin sur soi, qu’ils respiraient lorsqu’ils passaient dans les endroits touchés par cette terrible maladie. Cependant, cela ne l'empêchait pas d'être largement utilisé en cuisine et en médecine. Ils le faisaient entrer dans de nombreux baumes destinés à guérir les blessures et les douleurs. Le romarin était le remède contre la jaunisse, les lassitudes, les vertiges, la perte de mémoire. Ses fleurs confites en sucre passaient pour singulières contre la peste et pour aiguiser la vue si on les mangeait à la croque au sel le matin à jeun avec « leurs feuilles les plus prochaines ». Dans certaines régions rurales, on fait tremper du romarin dans du vin rouge pour obtenir une boisson fortifiante. On utilise aussi le romarin sous forme d'extrait à base d'alcool pour les plaies et sous forme d'onguent ou de baume pour soulager les rhumatismes et les névralgies, tant chez les humains que chez les animaux. Enfin, l'huile essentielle de romarin est largement utilisée comme composant en cosmétique (savons, parfums, crèmes, etc.), mais aussi en cuisine (boissons alcoolisées, desserts, bonbons, etc.).

    L’Avis de Sainte-Hildegarde : Elle met en avant les plantes aromatiques (dont le romarin fait partie) afin de soigner les problèmes respiratoires « afin que leur bonne odeur passe jusqu’au poumon ».

    Description : Le romarin est un arbrisseau dont la tige, qui peut atteindre 2 mètres, est couverte d'une écorce grisâtre. Elle se divise en nombreux rameaux opposés, tortueux. Les feuilles, opposées, étroites, lancéolées, linéaires, à bords roulés en dessous, sont vert foncé et luisantes à la face supérieure. Les fleurs, bleu violacé, visibles de janvier à mai, sont groupées à l'extrémité des rameaux, à la base des feuilles. Le fruit, ovoïde, est entouré d'un calice persistant.

    Culture et récolte : Le romarin se trouve dans toutes les contrées méridionales de l'Europe, de préférence dans les lieux secs et arides, exposés au soleil. Sa multiplication se réalise par semis des graines, boutures ou division des pieds, à l'automne ou au printemps. Plusieurs récoltes peuvent se faire, dès le printemps, en mai-juillet et septembre. On suspend les tiges réunies en bouquets, dont on détache les feuilles après un séchage complet.

    Propriétés médicinales : Les feuilles de romarin renferment une huile essentielle à laquelle il doit ses propriétés intéressantes sur le système digestif. Il active la sécrétion de la bile et accélère en même temps son élimination. La bile jouant un rôle capital dans la digestion des graisses. Le romarin permet ainsi une accélération de la digestion. Il est donc tout à fait indiqué en cas de somnolence après les repas, ballonnements, flatulences et infections intestinales, car en plus, il est antiseptique. Il a également démontré sont utilité en cas de spasmes, qu'ils soient d'origine digestive ou respiratoire. Il calme aussi la toux et contribue au confort de l'asthmatique. Il s'utilise pour soigner les bronchites grâce à son huile essentielle antiseptique. Enfin, par son action tonifiante, elle est recommandée contre la fatigue, le surmenage physique ou intellectuel. On l'utilise pour toutes ces indications sous forme d'infusion de feuilles ou de fleurs. Il suffit de mettre une cuillerée à dessert de plante dans une tasse d'eau bouillante et de laisser infuser 10 minutes avant de filtrer et boire. En général, on conseille d'en prendre une tasse après le repas, midi et soir.

    Précaution d’emploi : L'huile essentielle de romarin est déconseillée en usage interne et contre-indiqué chez l'enfant et la femme enceinte. La prise de grandes quantités d'huile essentielle de romarin peut provoquer une irritation de l'estomac ou des intestins et même des dommages rénaux. À dose excessive, l’essence de romarin peut s’avérer toxique et, dans certains cas, provoquer des malaises épileptiques. La consommation de romarin est à proscrire en cas de grossesse ou d’épilepsie.

    Usages culinaires : Le romarin était l'une des herbes les plus utilisées en cuisine. On savait qu’il est « bon pour accoutrer les viandes et faire les sauces ». Il accompagne agréablement l'agneau. Il est délicieux dans les ragouts, avec le poisson cuit au four, le riz, la salade, les œufs, les pommes, les jus de fruits, le vinaigre et l'huile.

    Usages cosmétiques : La légende veut qu’en 1378 un ermite féru de botanique ait donné à la Reyne Elizabeth de Hongrie, alors âgée de 72 ans, paralytique et souffrant d’arthrite, un breuvage qui lui permit de retrouver sa jeunesse et sa beauté d’antan et d’être demandée en mariage par le Roy de Pologne. On parle depuis de la célèbre « eau de la Reyne de Hongrie », liqueur de jouvence censée surpasser toutes les crèmes et tous les onguents. Tant de femmes ont rêvé de faire figurer dans l'arsenal secret de leur beauté; mais ce que l'on sait avec certitude, c'est que l'élément principal en est le romarin.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:14

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    Thym
    Thymus vulgaris



    Autres noms : Farigoule, Barigoule, Frigoule, Pote
    Complexion : Chaude et sèche au troisième
    Propriétés : Antiseptique, Tonique, Diurétique, Vermifuge, Expectorante
    Indications : Toux, Angines, Anémie, Goutte, Rhumatismes

    Code : 0-0-2-0-0
    Prix : entre 0,05 et 10,95 écus
    Soins : Les troubles respiratoires et les troubles digestifs

    Étymologie : Thymus provient du grec « thumon » qui signifie « offrande » que l'on brûle et en latin « parfum », à cause de l'odeur agréable que la plante dégage naturellement ou lorsqu'on la fait brûler.

    Histoire : Depuis la plus haute Antiquité, le thym a jouit d’une renommée qui lui a valu une utilisation variée, et fortement appréciée. Elle accompagne la vie quotidienne des humains, tant pour ses usages médicinaux et cosmétiques que culinaires. Les Égyptiens et les Étrusques le faisaient entrer dans les préparations servant à l'embaumement de leurs morts. Les Grecs comme les Romains en brûlaient devant l'autel de leurs dieux lors de leurs cérémonies, sur les places publiques ou devant les riches demeures. Ils en mettaient aussi dans leurs plats. On faisait brûler du thym pour purifier l'air et éloigner les animaux nuisibles; on s'en servait aussi pour aromatiser fromages et boissons alcooliques et les militaires en mettaient dans leur bain pour se donner de la vigueur. Il entrait dans la composition de nombreux cosmétiques et comme eau de toilette et onguent pour entretenir leur beauté. Ils s’en servaient également pour parfumer les maisons. Le thym était dédié à Vénus. Selon la légende, il apportait l’énergie vitale. Pline l’Ancien le conseille en cas de « toux invétérée », pour l’expectoration et les maux d’estomac ou de l’intestin. Pour Hippocrate, le thym est chaud, laxatif et diurétique; il évacue les humeurs flegmatiques. Galien le citait déjà : « Le thym est notoirement incisif et chaud. Il est propre à faire uriner et à provoquer le flux menstruel, à faire avorter et sortir l’enfant du ventre de la mère, et, à nettoyer les parties nobles et intérieures, le prenant en breuvage. Il est propre à faire cracher et jeter hors toutes les superfluités de la poitrine et du poumon ». Pour Celse, le thym est un aliment de mauvais suc contraire à l'estomac. Il fait aussi uriner et il stimule les sens. Aetius, célèbre médecin grec du Vème siècle, écrivait dans son Tetrabiblos, que les patients utilisant du thym « évacueront la colère et les autres humeurs, et même la matière pourrie, piquante et mordante qui cause la douleur ». Il recommande le thym pour « les sciatiques, les douleurs des reins et de la vessie, la colite et les ballonnements, pour les mélancoliques et ceux qui ont l’esprit troublé ». Pour Jean Mésué au 9ème siècle, le thym dissipe le gargouillement et le gonflement de l'estomac et des intestins. Au Moyen Âge, le thym symbolisait la vertu et le courage. Les épouses brodaient des abeilles volant autour de fleurs de thym sur les écharpes de leurs époux avant leur départ pour les tournois. Chevaliers et militaires en mettaient également dans leur bain pour gagner en courage. Il était enfin brûlé pour masquer les odeurs de nourriture avariée ou pour ralentir la putréfaction des chairs. L’usage du thym se répand dans la pharmacopée au XIème siècle. Sainte-Hildegarde et Albert le Grand le mentionnent contre la lèpre, la paralysie, les maladies nerveuses, et les affections cutanées dues aux poux. Pour Platine au 15e siècle, la fleur de thym est chaude et sèche au 3ème degré. Elle purge la colère noire des mélancoliques. Le thym améliore la vue, est bon pour l'estomac et la poitrine, tue les vers, fait uriner, provoque les règles et fait avorter des enfants morts. Du thym avec du sel et du vinaigre améliore la toux et fait cracher. Le thym avec du miel et du vinaigre est bon pour le cœur, pour les mélancoliques et ceux qui ont le cerveau confus.

    Légende : Une légende veut que le thym soit né des larmes de la Belle Hélène, femme de la mythologie grecque, dont la beauté légendaire causa nombre de querelles et de jalousies menant jusqu’à la célèbre guerre de Troie. En effet, lorsqu’Hélène se fait enlever par Pâris, celle-ci laisse couler des larmes. Ces larmes, une fois tombées sur le sol, forment des touffes de thym, parfumées par le pouvoir des dieux.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« Le thym, si on lui ajoute d’autres bonnes herbes et condiments, enlève les putréfactions des maladies, grâce à sa chaleur et sa force. » et « Le thym est chaud et sec. Si on lui ajoute de bonnes herbes et des condiments, il enlève la putréfaction. En frotter la lèpre, par sa chaleur et par sa force, elle domine les humeurs. »

    Description : Le thym est un sous-arbrisseau à racines ligneuses, rameuses, tortueuses. Les tiges, de 10 à 30 cm, sont ligneuses à la base, herbacées au sommet, très diffuses. Les feuilles, opposées, sessiles, très petites, ovales, lancéolées, ont un bord rouge en dessous. Les fleurs, roses, visibles de juin à octobre, sont réunies en glomérules; l'ensemble constitue des grappes terminales feuillées. Le fruit se compose de 4 akènes ovoïdes arrondis.

    Culture et récolte : Le thym est très répandu dans toute l'Europe méridionale, il préfère les terrains secs, rocailleux, exposés au soleil, il peut pousser jusqu'à 1 500 mètres d'altitude. Sa multiplication s'effectue par semis au printemps, avec un repiquage 2 mois après, ou par division des touffes. Deux récoltes peuvent être entreprises, en juin et l'autre en septembre. Les tiges sont réunies en bouquets, qui sont suspendus dans des locaux secs et aérés. Après séchage complet, procédez au battage pour détacher les feuilles. On consomme les tiges fleuries et les feuilles du thym, qui se récoltent dès le printemps.

    Propriétés médicinales : Tout le monde sait reconnaître le thym, arbuste à fleurs roses, dont les feuilles sont riches en huile essentielle très puissante et vient à bout de bien des maux : fatigue, angoisse, toux, asthme, digestion lente, infections urinaires, problèmes digestifs ou intestinaux, rhumatismes, chute de cheveux. Peu d’affections courantes résistent au thym. Il se prend en infusion, en macération dans du vin ou bien en huile essentielle. Mais attention, l’huile essentielle de thym est très puissante et peut occasionner des brûlures : elle doit toujours être diluée dans de l’huile d’olive ou d’amande douce pour une utilisation externe, dans du miel pour une utilisation interne.

    Précaution d’emploi : Les rares effets indésirables rapportés sont surtout de nature allergique.

    Usages culinaires : Cette plante aromatique sert à relever le goût de nombreux aliments tout en facilitant la digestion.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:16

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    Saule blanc
    Salix alba



    Autres noms : Osier saule, Saule argenté, Sandre, Aubier, Vuisier
    Complexion : Froide et Sèche au second
    Propriétés : Antispasmodique, Antistress, Antalgique, Anaphrodisiaque, Cicatrisante, Astringente
    Indications : Fièvre, Grippe, Rhumatismes, Arthrite, Douleurs

    Code : 1-0-0-0-2
    Prix : entre 0,05 et 10,95 écus
    Soins : La fièvre et les maux de tête

    Étymologie : Le nom saule vient du francique « salha » qui désigne le « saule marsault » ou « l'osier », il a remplacé « saus, sausse » en ancien français, qui était issu du latin « salix ». Le mot latin « salix » est apparenté à « saliva » qui signifie salive.

    Histoire : Le nom générique, d'origine celtique, signifie « près de l'eau », par allusion à l'habitat de cet arbre ou arbuste. À cause de la forme de ses feuilles allongées et au moins trois fois plus longues que larges, le saule blanc capte la lumière d'une manière tout à fait particulière, ce qui permet de le repérer de loin. Vu d'en haut, c'est un des meilleurs indicateurs de la présence d'un cours d'eau, fleuve, rivière ou ru, étant donné que ce qu'il aime plus que tout au monde, c'est de plonger ses racines dans la bonne terre humide et limoneuse des rivages. On a retrouvé la mention de décoctions de feuilles de saule sur des tablettes sumériennes de 3200 av. J.-C. et dans un papyrus égyptien des 1550 av. J.-C. Les Assyriens et Babyloniens virent déjà dans le saule blanc un moyen de lutter contre les fièvres intermittentes et grippales. Avec le cyprès, l'écorce de saule dominera la pharmacopée d'alors. Les Gaulois n'hésitaient pas à aller planter devant la maison d'un amant remplacé un saule aux branches duquel ils suspendaient quelques oignons. Fine allusion. On disait aussi, autrefois, qu'une jeune fille qui veut voir en songe le visage de son futur amant doit glisser un fragment d'écorce de saule sous son oreiller avant de s'endormir. Les bienfaits médicinaux du saule blanc étaient déjà connus des médecins grecs, arabes et chinois de l’Antiquité qui l’employaient contre les maux de tête, les rhumatismes ou encore la fièvre. Hippocrate conseillait les feuilles contre affections rhumatismales et fébriles. Pour soulager les douleurs et les fièvres, il conseillait une préparation à partir de l'écorce du saule blanc. Dioscoride et Pline avaient connaissance de ses vertus astringentes, cicatrisantes et antalgique. Il lui accordera même celle de sédatif des désirs sexuels. Il recommandait la consommation de feuilles de saule blanc écrasées avec un peu de poivre et trempées dans du vin, pour apaiser les douleurs lombaires. D'après Galien, peu de médications avaient autant d'usages que la sève de saule. Au Moyen-Age, la plante était utilisée en Europe pour soulager les vomissements, soigner les verrues et la baisse de désir sexuel. Avicenne, puis Guy de Chauliac signale l'emploi des feuilles en vulnéraire. Pour Guy de Chauliac, le saule blanc est un arbre froid et sec au second, avec adstriction modérée.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde : Pour elle, le saule blanc suscite mélancolie et amertume.

    Description : Le saule blanc est un arbre qui peut atteindre 10 à 12 mètres. Il est droit, recouvert d'une écorce ridée, gris cendré. La tige se divise en rameaux alternes, dressés, lisses, brun rougeâtre. Les feuilles, alternes, pétiolées, lancéolées, aiguës, finement dentées, sont soyeuses sur la face inférieure, qui est veloutée. Les fleurs, jaune verdâtre, visibles avant les feuilles, en avril, unisexuées, sont groupées en chatons cylindriques à l'aisselle des bractées. Le fruit est une capsule ovoïde qui renferme de nombreuses graines.

    Culture et récolte : Le saule blanc est commun dans diverses régions de l'Europe, il préfère les sols humides, les bords des rivières. Une autre variété, le saule de Babylone ou saule pleureur, est bien connue de nos jardins. La récolte des écorces de fait sur des branches de 3 à 4 ans, avant l'apparition des feuilles. Les chatons sont ramassés dès leur apparition en avril. Ils sont mis à sécher dans des endroits secs et aérés. Les feuilles le sont à la belle saison.

    Propriétés médicinales : Le saule blanc continue d’être employé dans la pharmacologie populaire. On utilise l'écorce pour être utilisée en poudre, teinture ou décoction, et les chatons pour être utilisé en infusion. L'écorce est astringente et hémostatique. L’écorce est particulièrement efficace pour soulager les maux de tête et les douleurs musculaires et fait tomber la fièvre. Il est également efficace pour soulager les douleurs aiguës ou chroniques dorsales et cervicales et notamment les douleurs articulaires provoquées par les rhumatismes et l'arthrose. Il combat l'inflammation et les spasmes d'origine utérine ou biliaire. Le saule blanc est conseillé pour soigner les symptômes dus aux refroidissements et à l'état grippal. Mélangé à du vin, il est considéré comme stomachique et tonique. Une tisane de saule en gargarisme aide contre les maux de gorge ou comme antiseptique pour les coupures et éraflures. Mais ses composés acides peuvent être irritants dans ce cas-ci il faut limiter les applications aux zones affectés mais autour de la peau. En usage externe (décoction dans l'eau) elle sert pour nettoyer les plaies. Les feuilles sont réputées pour les cors et les verrues. En lotion ou en shampooing, le saule blanc agit particulièrement contre les poux.

    Précaution d’emploi : A dose normale le saule blanc provoque rarement d'effets secondaires. Cependant à doses plus importantes, il peut provoquer certaines réactions : nausées, diarrhées irritation gastrique, allergies, bourdonnements d'oreilles. Ce symptôme est un signal clair que la dose consommée est trop importante. Dans ce cas cesser pour un temps la consommation, et reprendre ensuite à dose inférieure. Cette plante ne doit pas être administrée aux personnes souffrant d'asthme. Les femmes enceintes et allaitant ne devraient pas consommer cette plante. Ne pas donner de saule aux enfants. Ne pas consommer en même temps que d'autres anti-inflammatoires, anticoagulants et diurétiques.

    Signature : Le saule blanc affectionne les lieux humides. La théorie des signatures qui consiste à attribuer les propriétés médicinales des plantes en fonction de leur forme et de leur lieu de pousse, considérait que les saules, vivant harmonieusement les « pieds » dans l'eau, soigne les refroidissements, la fièvre, la grippe et les douleurs articulaires.



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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:17

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    Angélique
    Angelica archangelica



    Autres noms : Angélique de bohème ou des jardins, Archangélique, Herbe aux anges.
    Complexion : ?
    Propriétés : Tonique, Carminative, Stomachique, Emménagogue, Stimulante
    Indications : Fatigue, Convalescence, Troubles de la digestion, Vertiges, Migraines

    Code : 0-4-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 12,95 écus
    Soins : La fatigue et les troubles digestifs

    Étymologie : Du latin angelicus, apparenté à angelus (« ange, messager de Dieu »).

    Histoire : L'angélique provient des régions tempérées d'Asie et d'Europe. Ses vertus médicinales ont longtemps été ignorées. Au XIIe siècle, on pensait que l'angélique prémunissait de la peste. En Europe, on utilise l'angélique depuis des siècles pour traiter les infections respiratoires et les troubles digestifs. Sa popularité en tant que remède aux propriétés multiples était déjà bien établie dans la plupart des pays européens dès le XVe siècle. On l'a longtemps considérée comme une panacée en matière de prévention des infections et de toutes sortes de maladies. Bien qu'elle soit de la même famille que le fenouil, l'anis, le carvi et le cerfeuil, l’angélique possède un arôme différent de celui de ses cousins, ce qui l'a rendue populaire. Elle entre donc dans la confection de la plupart des grandes spécialités de jadis et passe même pour être, comme le ginseng, un élixir de longue vie. Son suc est si irritant pour la peau que les mendiants de la Cour des Miracles s’en frottaient les membres pour provoquer de pitoyables ulcères.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde : ?

    Description : L'angélique est une très belle plante bisannuelle pouvant atteindre jusqu'à 2 mètres de hauteur. Sa racine est forte, charnue, noirâtre, très rameuse, supportant une tige épaisse, cylindrique, dressée, très rameuse également, creuse à l'intérieur. Les feuilles sont alternes, très grandes, deux ou trois fois ailées, à folioles ovales, lancéolées, aiguës et dentées. Les fleurs, d'un jaune verdâtre, disposées en larges ombelles, sont visibles vers juillet, août. Le fruit, jaune crème ou marron clair, est ovale, allongé, aplati, relevé par des cottes saillantes.

    Légende : La légende dit que l'archange Saint Michel aurait indiqué aux hommes que l'angélique était un remède contre la peste.

    Culture et récolte : L’angélique habite les régions montagneuses de l’Europe méridionale, les bords des ruisseaux, les fossés humides, les prairies. Pour sa culture, il est souhaitable de choisir des terres légères, chaudes, humides ou d’irrigation facile, et la compagnie d’orties qui stimule sa production d’huile essentielle. On sème les graines dès leur maturité dans un terreau léger et humide. À l’automne, on repique en pleine terre à environ 80 centimètres de distance. La racine ne se récolte pas avant la fin de la deuxième année. Elle est lavée, coupée, et séchée dans des endroits secs, légèrement chauffés en hiver. Les feuilles se ramassent dès leur apparition vers le mois de mai ou juin, on les sèche à l’ombre en bouquets suspendus. On coupe les ombelles pour récolter les fruits, qui se détachent facilement, vers le mois d’août. Les tiges destinées à la confiserie sont récoltées à la fin de la première et de la deuxième année.

    Propriétés médicinales : Les racines, les fruits et les feuilles fraîches d’angélique contiennent des substances toniques, stomachiques, digestives, expectorantes, emménagogues, sédatives, anticonvulsives, apéritives, diurétiques, carminatives, immunologiques et vasodilatatrices. Elle est donc prescrite contre l'atonie digestive, l'aérophagie spasmodique, les ballonnements, les vomissements, les tensions abdominales, l’anémie, les migraines d'origine digestive ou nerveuse avec ou sans vertiges, palpitations, les affections respiratoires, menstruations douloureuses ou insuffisantes, l'asthme nerveux, insomnie et la fatigue sexuelle. En externe, les compresses et massages avec une décoction permettent de lutter contre les douleurs musculaires ou articulaires et notamment les rhumatismes. On utilise aussi la décoction avec l’ortie en rinçage après un shampooing pour fortifier les cheveux et activer leur repousse. Mais respectez les doses car l’angélique est très puissante, son suc est très irritant pour la peau.

    Précaution d’emploi : Comme la plante peut avoir une action abortive, on doit éviter de la prendre en cas de grossesse. Toutefois, rien n'empêche d'en prendre durant l'allaitement.

    Usages culinaires : Les tiges et les feuilles fraîches peuvent servir à assaisonner les soupes, les sauces ou les salades; les racines entrent dans la composition de tisanes, de liqueurs et de digestifs. La plante est aussi utilisée pour la préparation confitures et comme aromate en boulangerie, en pâtisserie et en confiserie.

    Usages cosmétiques : On se sert également de l’huile essentielle d’angélique en parfumerie et pour la fabrication de divers produits cosmétiques : savons, shampoings, crèmes et onguents.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:18

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    Bourrache
    Borago officinalis



    Autres noms : Bourrage, Langue de bœuf, Bourse à berger
    Complexion : Chaude et humide
    Propriétés : Diurétique, Sudorifique, Dépurative, Émolliente
    Indications : Dermatoses, Eczéma, Herpès, Grippe

    Code : 4-0-0-0-0
    Prix : entre 0,05 et 12,95 écus
    Soins : La fièvre et les troubles digestifs

    Étymologie : Le terme de bourrache dérive du nom arabe de la plante, abou rach, signifie père de la sueur, en rapport avec ses propriétés sudorifiques. Son nom botanique « borago » viendrait du latin « cor ago » qui veut dire je stimule le cœur. Plante cardiaque, elle est sensée dissiper toute mélancolie et rendre l'homme « gai et joyeux ».

    Histoire : L'espèce nous vient probablement originaire d'Asie mineure, répandue d'Europe centrale et méridionale et en Afrique du Nord, tantôt cultivée et tantôt échappée des jardins. Ses feuilles épaisses et velues la font aussi sûrement reconnaître que ses fleurs à cinq pétales en étoile d'azur, et à grosses étamines brun noir rassemblées en bec d'oiseau. La bourrache est utilisée depuis des millénaires. Pline la dénommait « plante du bonheur et du courage ». Elle permettait apparemment de retrouver sérénité de corps et d’esprit. « La bourrache peut dire, et c'est la vérité : Je soulage le cœur, j'enfante la gaieté ». Ces deux vers de l'École de Salerne résument l'usage que les Anciens faisaient de la plante : ils la disaient propre à chasser la mélancolie. Au Moyen-Age, elle est reconnue pour ses vertus diurétique et sudorifique. Quelques chirurgiens emploient la Bourrache, en particulier Guillaume de Salicet et Guy de Chauliac qui la font entrer dans le régime préconisé aux blessés. Ce dernier nous informe : « Borrache, c'est la vraie buglosse herbe à manger, chaude et humide de tempérament ». Elle était, par ailleurs, appréciée pour stimuler la lactation. Albert le Grand la désignait comme « génératrice de bon sang ». Elle est recommandée contre les défaillances du cœur pour rafraîchir les fiévreux et pour calmer leur délire. Elle fut pendant très longtemps consommée comme un légume. Ses feuilles agrémentaient soupes et salades, ses fleurs aromatisaient le vin.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde : ?

    Description : La bourrache est une plante annuelle à racine fusiforme, noirâtre, épaisse, tendre et charnue. La tige, qui peut atteindre 50 cm, est cylindrique, dressée, charnue, un peu ailée, rameuse au sommet, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont très grandes, ovales, sinueuses sur les bords, plus ou moins ridées; comme la tige, elles sont couvertes de poils. Les fleurs, bleues, quelquefois blanches ou rosées, s'épanouissent de mai à septembre. Un peu penchées, elles sont formées de 5 pétales soudés autour d'étamines formant un cône ou un centre. Le fruit est composé de 4 akènes brun noirâtre.

    Culture et récolte : La bourrache est très répandue en Europe, dans les chemins incultes, les bords des chemins, auprès des cultures dont elle aime les terrains azotés. Propagez-la en semis au printemps, éclaircissez dès la formation des pieds. Récoltez les sommités fleuries à 30 cm à partir du haut de la plante dès la floraison. Réunies en bouquets, faites-les sécher dans des endroits secs et aérés.

    Propriétés médicinales : La bourrache est adoucissante, diurétique, sudorifique, dépurative et laxative. Ces principes la font recommander comme dépuratif de printemps contre les dermatoses, l'eczéma, l'herpès et les autres maladies de peau. Ses propriétés sudorifiques sont les bienvenues chaque fois qu'il est nécessaire de transpirer, en cas de grippe, de rhume, de bronchite, de rougeole, de fièvre de plus, elle calme très bien la toux. La meilleure manière de la consommer reste la salade ou la soupe : on y ajoute le jus de ses feuilles. Mais attention de bien filtrer car les poils sont irritants. Son huile essentielle, en application cutanée, atténue la sècheresse de la peau et retarde son vieillissement.

    Précaution d’emploi : Les personnes souffrant de troubles hépatiques devraient éviter la bourrache sous toutes ses formes. Les parties aériennes peuvent causer de la constipation tandis que l'huile peut provoquer la formation de selles molles, des éructations et des ballonnements. Déconseillée chez la femme enceinte.

    Usages culinaires : Les feuilles hachées sont excellentes dans les salades ou avec du fromage à la crème ou du yaourt ou encore dans une mayonnaise pour des pains garnis aux œufs. Les fleurs s'emploient également dans les salades, comme garnitures dans les boissons. Les feuilles doivent être fraichement cueillies, jeunes, finalement émincées et non cuites. Elles ont une saveur de concombre. Les fleurs, dont le goût étonnant rappelle celui de l’huître, doivent également être fraîchement cueillies, et serviront à aromatiser et décorer.

    Usages cosmétiques : Le jus de bourrache en externe, associé à celui du pissenlit, est un excellent « lait » tonifiant et démaquillant qui à la propriété d’éclaircir le teint de la peau.


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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:20

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Menthe verte
Mentha spicata



Autres noms : Menthe en épi, Menthe douce
Complexion : Chaude et sèche au 2ème
Propriétés : Tonique, Digestif, Antispasmodique, Aphrodisiaque
Indications : Atonie digestive, Indigestion, Fatigue, Aérophagie, Spasmes gastriques Flatulences, Diarrhées, Choléra, Vomissements, Palpitations, Migraines, Vertiges, Règles insuffisantes

Code : 0-0-1-0-2
Prix : entre 0,05 et 12,95 écus
Soins : Les troubles respiratoires, les maux de tête et les troubles digestifs.

Étymologie : Le terme « menthe » est apparu dans la langue en 1275. Il vient du latin mentha, qui l’a emprunté au grec minthê.

Histoire : Au premier siècle de notre ère, Dioscoride, dans son traité de pharmacologie De materia medica qui sert de référence et fait autorité encore à nos jours, estimait qu'elle était aphrodisiaque. Les autorités grecques interdisaient à leurs soldats d'en employer car elle incite tant à l'amour qu'elle diminue le courage. Hippocrate et Aristote la jugeaient aphrodisiaque, mais pensaient qu'appliquée sur les parties génitales de la femme elle était néfaste à la conception. Pline estimait également qu'elle était « contraire à la génération ». On ne sait pas grand-chose des origines de la menthe, sinon qu’elle viendrait d’une vaste région englobant le Nord de l’Afrique, le bassin méditerranéen et l’Ouest de l’Asie, qu’elle était connue des Égyptiens, des Hébreux, des Grecs et des Romains, et qu’on la cultivait dès le IXe siècle dans les jardins des couvents et des monastères d’Europe. On connaissait tellement de variétés de menthes, qu’un moine a écrit qu’il préférait avoir à compter les étincelles de la fournaise de Vulcain plutôt que d’essayer de les dénombrer. « Je dis que la mente est menteuse, Si lente elle est, et paresseuse, A tuer les vers dans le corps, Et les chasser viste dehors » poésie tiré de l’École de Salerne. On l'utilise pour chasser les puces des paillasses, utile également pour nos animaux domestiques, éloigner les rongeurs des sacs de graines ou pour éloigner les moustiques, mettez quelques gouttes d'huile de menthe sur votre oreiller. Pour maintenir un cavalier éveiller pendant plusieurs heures, lui donner une feuille de menthe à mettre dans son cache nez.

Légende : La mythologie grecque met en lumière cette ambiguïté de la menthe à la fois associée à la sexualité, mais entraînant la stérilité. Mintha, la menthe, est une plante odorante. Mintha est une nymphe, concubine d'Hadès qui partage son lit dans le monde souterrain. Quand vient pour le dieu le temps de convoler en justes noces avec Perséphone, Mintha se vante de supplanter, par sa beauté et son charme amoureux, la femme légitime dans la maison de son mari. Déméter, irritée, châtie la rivale trop entreprenante de son enfant en la métamorphosant en une plante aux propriétés équivoques : aphrodisiaque certes, mais abortive, parfumée, mais « insignifiante » et stérile. La mère du blé, associée à sa fille comme patronne des unions légitimes, fait de Mintha une plante ákarpos, terme qui signifie à la fois incapable de donner des fruits et d'avoir des enfants.

L’Avis de Sainte-Hildegarde : ?

Description : La Menthe est une plante bien connue sous nos latitudes où elle parfume salades et plats. C'est une plante rampante à tiges quadrangulaires ascendantes pouvant atteindre 1,20 m de haut, qui portent des feuilles rondes à allongées, généralement d'une belle couleur verte, souvent ridées, parfois duveteuses, desquelles se dégage une forte odeur de "menthe" facilement reconnaissable. Les fleurs, qui poussent en grappes à l'aisselle des feuilles sont de couleur rose.

Culture et récolte : Comme les semences ne donnent pas toujours de bons résultats, on propage habituellement les menthes par voie végétative (division des racines ou des plants, plantation de rhizomes). Les centres de jardinage offrent des plants de diverses variétés. Choisir un endroit humide, mais qui s’égoutte bien, dans une partie partiellement ombragée du jardin. Dans de bonnes conditions, la menthe se répand rapidement et peut devenir envahissante. On pourra la contenir en la plantant dans de grands pots ou en la cernant avec une bande de métal enfoncée de 5 cm à 10 cm dans le sol et dépassant de 12 cm à 15 cm. On recommande de la changer de place aux trois ou quatre ans. Diviser les racines au printemps ou à l’automne. La menthe fraiche peut être gardée de quelques jours à une semaine en chambre froide. La manière la plus efficace de conserver les feuilles consiste à les envelopper dans parchemin humide qu’on place ensuite dans un sachet. La menthe séchée doit être gardée dans un contenant hermétique au frais, au sec et à l’abri de la lumière. On peut facilement faire sécher ses surplus de menthe fraîche en débarrassant les tiges de leurs feuilles. Ne les réduire en poudre qu’au moment de s’en servir afin qu’elles préservent leur arôme plus longtemps. Pour garder la menthe macérée, il faut hacher les feuilles et les mettre dans de l’huile ou du vinaigre. Laisser macérer une ou deux semaines, puis filtrer.

Propriétés médicinales : Dès le matin, elle dynamise, tonifie et facilite la digestion lors des repas. Elle est aphrodisiaque et elle a aussi des vertus purifiantes. En usage interne, la menthe s'utilise contre l'atonie digestive, l'indigestion, la fatigue générale, les gastralgies, l'aérophagie, les spasmes gastriques et coliques, les flatulences, les diarrhées, le choléra, les parasites intestinaux, les intoxications gastro-intestinales, les affections hépatiques, les vomissements nerveux, et l'haleine fétide des dyspepsiques. Une infusion de menthe posée sur la table parfume et purifie la pièce entière. Les vapeurs de menthes sont utilisées pour soigner les rhumes hivernaux et les bronchites. Bue avec du vin cuit jusqu'à réduction des deux tiers, elle facilite d'ordinaire l'accouchement. On l'utilise aussi contre les palpitations et vertiges, les migraines, les tremblements, les paralysies, les règles insuffisantes ou douloureuses, l'asthme, la bronchite chronique, et la tuberculose. Une infusion de menthe posée sur la table parfume et purifie la pièce entière. Les vapeurs de menthes sont utilisées pour soigner les rhumes hivernaux et les bronchites. En usage externe, la menthe s'utilise contre la gale, l'asthme, la bronchite, la sinusite, les migraines, les névralgies dentaires, et les moustiques. Injectée dans les oreilles avec du miel, elle en apaise les douleurs. La femme qui s'introduit du jus de cette herbe dans le vagin, avant que de se livrer aux plaisirs de l'amour, ne peut concevoir.

Précaution d’emploi : Aucune contre-indication connue à ce jour.

Usages culinaires : C’est la menthe verte qui est la plus couramment employée en cuisine. Ses feuilles devraient être bien fraîches, vertes, sans taches ni jaunissement. Parfum plus subtil et raffiné de la menthe douce. Sensation de fraîcheur. Relations privilégiées avec la coriandre, le basilic, le persil, l’oignon, la cannelle et le cumin. Mariages parfaits avec les légumes : aubergines, poivrons, courgettes, concombre ; sauce béarnaise au yaourt ; viandes : mouton, agneau, canard, lapin ; poissons à chair fine ; salades de fruits, brochettes de fruits, tartes aux fruits ; infusion

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MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Lun 15 Juil - 21:23

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    Camomille
    Chamaemelum nobile - Anthemis nobilis



    Autres noms : Camomille romaine, Camomille odorante, Anthémis noble ou odorant, Camomèle, Camomille noble ou d'Anjou
    Complexion : Chaude et sèche au premier
    Propriétés : Tonique, Antispasmodique, Cholagogue, Fébrifuge, Stimulante
    Indications : Aérophagie, Digestions lentes, Maux de tête, Courbatures, Douleurs des règles, Rhumatismes

    Code : 0-0-0-5-3
    Prix : entre 0,05 et 25.95 écus
    Soins : Les maux de tête et les courbatures

    Étymologie : Le mot camomille vient du latin « chamaemelon ». Son nom est issu du grec et fait référence au fait que la camomille pousse près du sol (« chamos ») et que la fragrance de ses fleurs juste ouvertes rappelle celui de la pomme (« melos »). L’épithète Romaine fait allusion à Galien, le plus romain des médecins grecs, qui le premier en a conseillé l'usage.

    Histoire : Cette herbe vivace est originaire de l'Europe occidentale : France, Espagne, Portugal, mais non d'Italie, contrairement à son épithète de « Romaine ». La camomille est utilisée depuis l’Antiquité. Le pharaon Ramsès II fut embaumé avec de l’huile essentielle de camomille romaine. Les Egyptiens l'avaient dédiée au soleil en raison de son efficacité contre les fièvres. Après les Egyptiens, les Grecs et les Romains ont adopté cette camomille et son usage s’est répandu en Europe lors de l’expansion de l’Empire Romain. Très utilisée chez les Anglo-Saxons, la camomille romaine était citée comme l’une des plantes sacrée de la Saint-Jean. Dioscoride et Galien la préconisaient dans le même domaine et aussi contre les courbatures ou les troubles féminins. L'utilisation de la Camomille romaine remonte donc à Galien qui la préconisait contre les céphalées. Dans le capitulaire de Villis, Charlemagne recommande la culture de 88 plantes, dont la camomille romaine. Les praticiens du Moyen-Age emploie la camomille en usage externe, Avicenne, Guillaume de Salicet, Guy de Chauliac, la signalent comme vulnéraire et résolutif. Guillaume de Salicet indique « La camomille est chaude et sèche. Elle est résolutive et mollificative, abstersion des membres. Elle calme les apostèmes chauds, en mollifiant et résolvant, et adoucit les durs. » Elle arrive en Saint-Empire Germanique vers la fin du Moyen-Age. L'usage le plus insolite que l'on pouvait faire d'une infusion de cette herbe est encore celui qui consistait à s'en laver les mains pour ensuite entamer une partie de cartes avec des chances certaines de gagner. Pour éliminer pucerons et autres parasites de votre jardin, vous pouvez pulvériser des décoctions concentrées de camomille. Ça fonctionne à tous les cous, d’autant plus que ce produit est naturel, ne nuit ni aux plantations ni à votre santé. La camomille a la réputation d’être également protectrice et purificatrice. C’est pourquoi, dans de nombreuses régions, elle est semée autour des maisons.

    L’Avis de Sainte-Hildegarde :« La camomille est chaude, elle a un suc agréable qui constitue un suave onguent pour les intestins. Si on a mal aux intestins, faire cuire de la camomille dans de l'eau, avec de la graisse ou de l'huile; ajouter de la fleur de farine, préparer ainsi une bouillie qu'on mangera et qui guérira les intestins. Quand les femmes ont leurs règles, qu'elles prennent également de cette bouillie: celle-ci prépare doucement et tranquillement l'expulsion des humeurs intérieures fétides et facilite la sortie des règles. »

    Description : La camomille romaine est une plante vivace à racines assez fortes, fibreuses et chevelues. Les tiges, de 10 à 30 cm, sont grêles, vertes, velues, couchées, étalées ou droites, elles portent des feuilles alternes, sessiles, divisées en folioles très courtes, lobées et pointues. Les fleurs sont groupées en capitules solitaires à l'extrémité des rameaux, elles sont visibles de juillet à septembre. Les fruits sont des akènes de couleur jaune-vert, allongés.

    Culture et récolte : La camomille romaine est très répandue dans les régions tempérées d'Europe, elle ne pousse pas à haute altitude. Elle aime les terrains siliceux, aussi est-ce la région de l'Anjou qui nous offre sa plus belle production. On la propage par éclat des pieds ou par marcottes, en les espaçant de 30 cm. Récoltez les fleurs à peine ouvertes au début de la deuxième année, au fur et à mesure de leur maturité, séchez-les dans des endroits secs et aérés.

    Propriétés médicinales : La camomille fait partie, comme le tilleul, la menthe ou la verveine, des plantes les plus consommées, parce que les plus connues pour leurs multiples bienfaits. La plante est toujours employée pour ses propriétés stomachiques et antispasmodiques en usage interne, pour ses propriétés émollientes et calmantes (inflammation des paupières, douleurs rhumatismales et traumatiques) en usage externe. Vous pouvez l'utiliser comme tonique de l'appétit avant les repas, pour faciliter la digestion après les repas, lutter contre l'aérophagie, les flatulences. Elle est également utile pour calmer les maux de tête, les douleurs diverses, les courbatures, les maux de dents, faciliter la menstruation et soulager les douleurs des règles. Anti-inflammatoire, elle adoucit les yeux et les paupières. Préparez la camomille en infusion en mettant, suivant les goûts et les cas, quatre à huit fleurs par tasse. Prenez-en deux à quatre tasses par jour, après les repas de préférence. Si vous mâcher chaque matin des feuilles et si vous vous massez les temps avec des boutons floraux (ou de l’huile essentielle de camomille), vous échapperez à vos incurables céphalées et névralgies.

    Précaution d’emploi : Les principes actifs de cette plante sont incompatibles avec ceux de produits contenant des extraits de quinquina, des tanins ou des sels d'argent. Possibilité de rhinite allergique chez les sujets sensibles aux pollens d'armoise. Prise en surdosage ou en prise trop concentrée peut donner des nausées et des vomissements. Ne pas utiliser l'huile essentielle par voie interne.

    Usages culinaires : Renfermant des « amers aromatiques », la camomille romaine est utilisée pour la fabrication de liqueurs susceptible de stimuler l’appétit et la digestion.

    Usages cosmétiques : Une décoction de feuilles de camomille romaine peut être utilisée pour faire des bains de vapeur pour le visage ou pour soigner les mains abîmées.


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Date d'inscription : 30/07/2010

MessageSujet: Re: l'herbier et leur fonction   Ven 15 Nov - 20:07

Citation :
Herbier

Absinthe :
 Grande Absinthe, Herbe sainte, herbe des Vierges
(Artemisia Absinthim )


Propriétés : Antiseptique, digestive, tonique, vermifuge.


Achillée millefeuille
achillea millefolium "plante de la St Jean"

Parties utilisées : feuilles (fraîches si possible ou en poudre)
Récolte : cueillez l'achillée au fur et à mesure pour l'utiliser fraîche, ou quand elle est en fleur pour la faire sécher.
Propriétés : hémostatiques, coagulantes, cicatrisantes, anti-inflammatoires, calmantes mais aussi toniques, pouvoirs cicatrisants.

Aconit
aconitum napel lus

Parties utilisées : racines et feuilles
Récolte : en juin (attention, l'aconit est l'une des espèces les plus toxiques du monde végétal : un simple contact cutané peut provoquer des empoisonnements délirants)Propriétés : redoutable poison (une infime quantité entraîne la mort)

Aigremoine :
( Agrimonia Eupatoria L. )Herne de Saint Guillaume

Récolte : juin-septembre
Propriétés : Anti-inflammatoire, cicatrisante, diurétique, résolutive.


Angélique
angelica archangelica "herbe aux anges" "herbe de Saint-Esprit"

Parties utilisées : racines, feuilles, graines et tiges
Récolte : La racine ne se récolte pas avant la fin de la deuxième année.
Propriétés : contre les poisons, venins et morsures de chiens enragés.


ANIS VERT
(Pimpinella anisum L.)

Parties utilisées les graines
Propriétés :  Antispasmodique, carminative, expectorant, stimulant,eupeptique.troubles du système nerveux les toux sèches ,  stimule l'appétit la digestion , contre la fatigue


Armoise
artemisia vulgaris "mère des plantes" "herbe de la Saint-Jean"

Parties utilisées : sommités fleuries
Propriétés : emménagogues,régularité du cycle des femmes,


Arnica
Arnica Montana  "Souci des Vosges - Quinquina des pauvres "

Parties utilisées : fleurs , feuilles
Propriétés : coups, les plaies et blessures


Artichaut
Cyrana scolymus- "Bérigoule "

Parties utilisées : Les feuilles et les racines
Propriétés : excitant de la sécrétion biliaire ,maladies du foie , diurétique , artériosclérose .


Aubépine
Crataegus oxycantha "Epine blanche - Bois de mai - Noble épine"

Récolte : printemps
Propriétés : régularise le rythme cardiaque et soulage les troubles circulatoires , tonicardiaques et antispasmodiques , contre les rhumatismes ,les maux de gorge .


Aunée
inula helenium

Parties utilisées : racine
Récolte : Cultiver les racines la deuxième année de pousse (Les plus vieilles deviennent plus ligneuses). Couper les racines en morceaux afin de faciliter le séchage
Propriétés : antispasmodiques, digestives, fébrifuge, panacée des voies digestives,Contre les affections pulmonaires, migraine.


Bardane
arctium lappa "herbe aux teigneux"

Parties utilisées : feuilles, racines et graines
Récolte : Cueillez les racines au premier automne ou au printemps suivant.
Propriétés : plante qui purifie le sang ,désinfecte le foie et les reins , nettoit le corps d'acide urique, rhumatismes, l'arthrite , la goutte. Son efficacité était surtout reconnue contre les scrofules, la lèpre et la galle.


Basilic
Ocinum basilicum "Oranger des savetiers, Herbe royale "

Parties utilisées : feuilles
Propriétés : contre les douleurs rhumatismales ,action nourissante pour l'épiderme.


Belladone
atropa belladone

Parties utilisées : feuilles, racines, baies et grains
Propriétés : poison, possède les caractéristiques d'un stupéfiant. (poison en distillant les feuilles et les racines fraîches ou séchées) ,utile pour soigner les mauvaises humeurs du ventre


Benoîte
geum urbanum "herbe du bon soldat"

Parties utilisées : racine
Récolte : Récolter la racine au printemps.
Propriétés : fébrifuges, fortifiantes, elle soigne la dysenterie et soulage les panaris.


Bétoine
stachys officinalis

Parties utilisées : feuilles
Récolte : mois d'août.
Propriétés : apéritives, astringentes, émétiques, expectorantes, purgatives, stomachiques. C'était le remède souverain contre les maux d'estomac, pour soigner les problèmes de reins, les poumons, les maux de tête, les vertiges et troubles de l'ouïe, la goutte et les menstrues trop fortes et irrégulières. Soigne les ulcères,rhumes


Bourrache
borrago officinalis

Parties utilisées : feuilles, fleurs
Récolte : Il est conseillé de cueillir la bourrache au fur et à mesure des besoins .La plante séchée perd ses vertus
Propriétés : sudorifiques, dépuratives, diurétiques, rafraîchissantes , diminue la plasticité du sang , soigne  les angines et toux , la goutte, les rhumatismes , les irritations et inflammations de la peau.


Camomille
Anthemis nobilis

Récolte : dès le mois de juin.
Parties utilisées : fleurs séchées
Propriétés : soulage les conjonctivites , améliorent la digestion et calment les douleurs nerveuses, les spasmes intestinaux


Cassis
Ribes migrum "Groseiller noir "

Parties utilisées : fruit fleur
Propriétés : problèmes digestifs , diurétique , anti-inflammatoire , contre les enrouements et maux de gorge.


Chélidoine
chelidonium majus "herbe aux verrues"

Parties utilisées : suc
Propriétés : antispasmodiques, cholériques, purgatives, narcotiques .Soigne la jaunisse , verrues et des cors


Ciguë
conium maculatum "herbe à Socrate"

Parties utilisées : feuilles, racines
Propriétés : narcotiques, antispasmodiques, antirabiques et un des poisons les plus redoutables .En cataplasmes, elle sert de sédatif, analgésique et antispasmodique


Consoude
symphytum officinale "herbe à la coupure"

Parties utilisées : racine et feuilles
Récolte : Les feuilles se récoltent entre juin et juillet. Les racines doivent être arracher entre octobre et mars.
Propriétés : mucilagineuses, émollientes, béchiques, adoucissantes, cicatrisantes
traitement des brûlures, des ulcères variqueux, des phlébites, pour soigner la goutte, les plaies guérissant mal. contre les problèmes respiratoires et gastro-intestinaux.



Digitale
digitalis purpurea

Parties utilisées : fleur
Récolte : Elle doit être récoltée en juin et en septembre
Propriétés : diurétiques, poison


Épurge

euphorbia lathyris

Parties utilisées : graines, feuilles et racines
Récolte : Il faut récolter les graines quand elles sont mûres, et les racines au printemps ou à l'automne.
Propriétés : purgatives (mais en petites quantités car elle est toxique en particulier son lait)


Fraisier sauvage :
(Frasaria vesca L) Fraisier des bois.

Récolte : mai-juin
Propriétés : Astringent, calmant, diurétique, tonique.Décongestionnant, astringent, reconstituant, reminéralisant, stimulant des fonctions hépatiques, des systèmes glandulaires et nerveux, riche en sodium, phosphore, dépuratif, diurétique, calmant. Angines, ulcères, diarrhée, leucorrhée, inflammation de la bouche


Garance :
(Rubia tinctorum)

Propriétés : Diurétique, affections rénales, désinfectant et sédatif , contre toutes les hémorragies et pertes de sang ,contre la jaunisse, l'anémie ,


Guimauve
althaea officinalis

Parties utilisées : racines, parfois feuilles et fleurs
Récolte  : l'automne
Propriétés : adoucissantes, émollientes, pectorales, efficaces dans toutes les maladies des voies respiratoires .Calme toux et maux de gorge , les ecchymoses et les pertes de sang causées par les blessures , contre les morsures et piqûres d'insectes , contre les maux de dents et les vomissements. Pour traiter les inflammations ,bronchites rhume toux laryngite trachéite gastrite entérite cystite


Jusquiame
hyoscyamus niger

Parties utilisées : racine, graines
Propriétés : aphrodisiaques, narcotiques. La jusquiame a la faculté de provoquer un oubli total chez la personne qui l'absorbe, contre les maux d'oreille. somnifère antiseptiques aux personnes subissant une opération. soulage les inflammations , contre la goutte.


Lavande
lavandula officinalis

Parties utilisées : fleurs
Récolte : Les épis doivent être récoltés lorsque les fleurs sont bien épanouies, vers la fin de l'été. Une fois les épis séchés, battez les tiges pour en détacher les fleurs.
Propriétés : désinfectantes, cicatrisantes, calmantes, antispasmodiques. Calme les toux quinteuses de la grippe, la coqueluche, l'asthme, favorise le sommeil, apaise les migraines, les maux de tête et les vertiges, panse les plaies et pour soigner les brûlures.


Lis blanc
lilium candidum

Parties utilisées : bulbes, pétales
Propriétés : Les fleurs sont adoucissantes, et le bulbe est propre pour digérer. Le lis est aussi utile contre les éuptions cutanées, les contusions, les épanchements sanguins et la mélancolie. Combattre les éruptions cutanées ,les furoncles ,Contre des morsures de serpents.


Livèche :
Ache de montagne

Récolte :    juillet-août
Propriétés : Digestive, diurétique, emménagogue , calmant .


Mandragore
mandragora officinarum "herbe aux pendus"

Parties utilisées : racine
Propriétés : narcotiques, stupéfiantes, rafraîchissantes, anaphrodisiaques, somnifères. soigne les rhumatismes,contre la dépression et la fièvre


Marrube blanc
marrubium vulgare

Parties utilisées : feuilles et partie supérieure des fleurs
Propriétés : expectorante ,spécifique des maladies respiratoires ,catarrhes chroniques, toux, emphysème, phtisie, douleurs de poitrine, asthme , rhumes.


Menthe
Mentha

Parties utilisées : feuilles
Propriétés : stimulant digestif


Millepertuis
hypericum perforatum

Parties utilisées : fleurs et feuilles
Propriétés : vulnéraires, détersives, apéritives, cicatrisantes, apaisantes ,bénéfique contre la goutte, la jaunisse et les douleurs d'estomac ,soigne les brûlures du feu et du soleil ,les coliques et douleurs abdominales ,morsures des serpents venimeux


Molène ou bouillon-blanc
verbascum thapsus

Parties utilisées : feuilles, fleurs et racines
Récolte : Récoltez les feuilles juste avant la floraison,
Propriétés : béchiques, émollientes, sédatives, diurétiques, astringentes, anti-inflammatoires, pectorales ,soigne les lésions pulmonaires ,lutter contre l'asthme, la tuberculose et les angines ,contre les affections oculaires ,contre les maux de dents et la diarrhée ,contre les maux d'oreilles ,adoucit sur les ulcères douloureux, les oedèmes ,contre les brûlures ,calme les hémorroïdes , fortifie les cheveux


Myrtille
Vaccinium myrtillus "Raisin des bois - Gueule de lion noire"

Parties utilisées : fruit
Propriétés : combat l'anémie ,cicatrisation des plaies , antiseptiques et combattent les infections bucco-pharyngées.


Noyer
Juglant régie

Parties utilisées : feuilles et fruit
Propriétés : toniques et antiseptiques ,calme la soif des diabétiques , vermifuge , adoucissant sur des irritations superficielles.


Pulmonaire
pulmonaria officinalis

Parties utilisées : feuilles et fleurs
Récolte : La récolte des feuilles se pratique à leur complète maturité en juillet-août
Propriétés : contre les douleurs pulmonaires et les troubles respiratoires


Rose
rosa gallica

Parties utilisées : boutons
Récolte : La récolte des boutons s'effectue dès leur apparition au printemps
Propriétés : astringentes, détersives, propres pour fortifier l'estomac, pour arrêter les cours du ventre, les hémorragies, pour combattre les ulcères, les crampes et les problèmes oculaires.


Rue
ruta graveolens

Parties utilisées : feuilles, graines
Propriétés : emménagogues, anti-aphrodisiaques, abortives, incisives, atténuantes, discussives, antispasmodiques, anthelminthiques, antiseptiques , Contre les affections rénales , contre les abcès, les varices et les ulcères ,soigne la gale ,lutte contre l'hypertension et calmait les palpitations cardiaques ,


Saponaire
saponaria officinalis

Parties utilisées : feuilles et racines
Récolte : Au besoin
Propriétés : purgatives, diurétiques, dermatologiques, dépuratives , "herbe à savon", dépuratifs, soulage la goutte et les maladies de peau, d'engorgement du foie et de la rate. contre les affections oculaires.


Sauge
salvia officinalis

Parties utilisées : feuilles
Récolte : La cueillette peut se faire à partir de l'équinoxe de printemps mais elle est plus particulièrement conseillée la deuxième quinzaine de mars
Propriétés : panacée, digestive, tonifiante, diurétique ,contre certaines affections de la peau ,soigne les plaies ,maux d'estomac et de migraines ,rhume, fièvre, épilepsie, ulcères d'estomac, choléra, crachements de sang...


Tanaisie
tanacetum vulgare "herbe aux vers"

Parties utilisées : feuilles, graines, fleurs et tiges
Récolte : Août
Propriétés : abortives, toniques, stimulantes, incisives, pénétrantes, carminatives, hystériques, vulnéraires, apéritives, digestives, fébrifuges, antiseptiques, emménagogues et vermifuges ,aide la digestion et combattait l'aérophagie ,redonne de l'énergie, stimuler l'appétit, réduire la pression artérielle et renforcer le cœur ,les varices ,vermifuge 


Thym
thymus vulgaris

Parties utilisées : feuilles et fleurs
Récolte : Deux récoltes peuvent être réalisées dans l'année, une en juin, qui est la meilleure, et l'autre en septembre.
Propriétés : stimulantes, toniques, stomachiques, expectorantes, diurétiques, antispasmodiques, emménagogues, astringentes, antiseptiques ,remède contre la toux ,aide à la digestion ,contre la mélancolie , contre la lèpre aide à la digestion. Contre la mélancolie , soigner les affections de la peau l'utiliser comme antiseptique , s'utilisent aussi en lavage des plaies, en frictions, compresses et lotions.


Verveine
verbena officinalis "herbe sacrée"

Parties utilisées : racine, feuilles, fleurs et graines
Propriétés : diurétiques, fébrifuges, astringentes, vulnéraires, détersives, consolidant , guérit les écrouelles et les ulcères ,soigne la fièvre et la peste


Violette
Viola

Parties utilisées : feuilles, fleurs et racine
Récolte : Les feuilles doivent être récoltées en avril, les fleurs à leur complet épanouissement et les racines en septembre
Propriétés : émollientes, résolutives, pectorales, cordiales, purgatives .
[ hrp ] à complèter pas encore finit [ hrp / ]
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